Guide DUERP et risque routier : modèle et bonnes pratiques

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By admin1312 15/04/2026

DUERP et risque routier : guide et modèle

Comment intégrer efficacement le risque routier dans votre Document Unique ? Guide complet avec modèle d’évaluation prêt à l’emploi.

Introduction : le DUERP, un outil sous-exploité face au risque routier

Depuis le décret n°2001-1016 du 5 novembre 2001, toute entreprise employant au moins un salarié est tenue d’établir et de mettre à jour un Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP). Ce document fondamental recense l’ensemble des risques auxquels les salariés sont exposés dans le cadre de leur activité professionnelle.

Pourtant, un risque majeur reste trop souvent absent ou insuffisamment traité dans les DUERP : le risque routier professionnel. Avec plus de 400 décès par an liés aux déplacements professionnels en France, le risque routier constitue la première cause de mortalité au travail. Les accidents de la route représentent à eux seuls près d’un tiers des accidents mortels du travail, un chiffre qui interpelle sur la nécessité d’agir.

Ce guide complet vous accompagne pas à pas pour intégrer efficacement le risque routier dans votre DUERP, avec un modèle d’évaluation prêt à l’emploi, les mesures de prévention concrètes à mettre en place et les bonnes pratiques à adopter pour protéger vos collaborateurs sur la route.

Qu’est-ce que le DUERP ?

Définition et cadre légal

Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) est un document obligatoire qui recense et hiérarchise l’ensemble des risques professionnels auxquels sont exposés les salariés d’une entreprise. Il constitue le point de départ de toute démarche de prévention des risques au travail.

Instauré par le décret n°2001-1016 du 5 novembre 2001, en application des articles L.4121-1 à L.4121-5 du Code du travail, le DUERP traduit concrètement l’obligation générale de sécurité qui incombe à tout employeur. Cette obligation ne se limite pas à réagir face aux accidents : elle impose une démarche proactive d’identification, d’évaluation et de prévention des risques.

Qui est concerné ?

Toute entreprise ou association employant au moins un salarié est soumise à l’obligation d’établir un DUERP, quelle que soit sa taille ou son secteur d’activité. Cela concerne aussi bien les TPE et PME que les grandes entreprises, les collectivités territoriales ou les établissements de santé.

Contenu et mise à jour

Le DUERP doit contenir :

  • L’inventaire exhaustif des risques identifiés dans chaque unité de travail
  • Le résultat de l’évaluation de ces risques (gravité, fréquence d’exposition)
  • Les mesures de prévention existantes et celles à mettre en place
  • Un programme annuel de prévention (entreprises de 50 salariés et plus) ou une liste d’actions (entreprises de moins de 50 salariés)

La mise à jour du DUERP est obligatoire :

  • Au minimum une fois par an pour les entreprises de 11 salariés et plus
  • Lors de toute décision d’aménagement important modifiant les conditions de travail
  • Lorsqu’une information supplémentaire intéressant l’évaluation d’un risque est recueillie (accident du travail, maladie professionnelle, alerte d’un salarié)

Depuis la loi du 2 août 2021 sur le renforcement de la prévention en santé au travail, le DUERP et ses mises à jour successives doivent être conservés pendant 40 ans et déposés sur un portail numérique dédié.

Sanctions en cas d’absence

L’absence de DUERP ou son non-renouvellement expose l’employeur à une amende de 1 500 € (3 000 € en cas de récidive). Au-delà de l’amende, en cas d’accident du travail, l’absence de DUERP peut constituer un élément à charge dans la reconnaissance d’une faute inexcusable de l’employeur, avec des conséquences financières et pénales considérables.

Pourquoi le risque routier doit figurer dans le DUERP

Le risque routier : première cause de mortalité au travail

Les chiffres sont sans appel : le risque routier est le premier risque mortel au travail en France. Chaque année, les accidents de la route liés au travail (missions et trajets domicile-travail confondus) causent plusieurs centaines de décès et des milliers de blessés graves parmi les salariés.

Ces accidents représentent environ un tiers des accidents mortels du travail, loin devant les chutes de hauteur, les accidents de machines ou les risques électriques. Et pourtant, alors que ces derniers risques font l’objet d’évaluations détaillées dans les DUERP, le risque routier est souvent traité de manière superficielle, voire totalement ignoré.

Le facteur humain est au cœur de cette problématique : 90 % des accidents de la route impliquent un facteur humain — distraction, fatigue, vitesse inadaptée, consommation d’alcool ou de stupéfiants, utilisation du téléphone au volant. Autant de comportements sur lesquels l’employeur peut et doit agir par la formation et la sensibilisation.

Une obligation légale claire

L’employeur a une obligation de sécurité de résultat envers ses salariés, y compris lorsqu’ils se déplacent pour le compte de l’entreprise. L’article L.4121-1 du Code du travail est explicite : l’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.

Cette obligation couvre explicitement les déplacements professionnels. La jurisprudence a confirmé à plusieurs reprises que l’employeur pouvait voir sa responsabilité engagée en cas d’accident routier d’un salarié en mission, notamment s’il n’avait pas pris les mesures de prévention adéquates.

Le plan de prévention du risque routier, recommandé par la CNAM et la DREAL, s’appuie directement sur l’évaluation réalisée dans le DUERP. Intégrer le risque routier dans le Document Unique n’est donc pas une option : c’est une nécessité légale et un impératif de protection des salariés.

Tous les secteurs sont concernés

Le risque routier ne concerne pas uniquement les entreprises de transport ou de livraison. Toute entreprise dont les salariés utilisent un véhicule — voiture de fonction, véhicule personnel pour des déplacements professionnels, vélo de service ou trottinette — est exposée au risque routier. Commerciaux, techniciens de maintenance, aide à domicile, artisans, cadres en déplacement : le risque routier touche une grande variété de métiers et de secteurs.

Les risques routiers à évaluer dans le DUERP

Pour une évaluation complète du risque routier, il convient d’identifier et d’analyser les différentes catégories de risques. Le tableau ci-dessous présente les cinq grandes familles de risques routiers à intégrer dans votre DUERP :

Catégorie de risque Description Exemples concrets
Risque mission Déplacements effectués dans le cadre de l’activité professionnelle, sur ordre ou pour le compte de l’employeur Rendez-vous clients, livraisons, interventions techniques, déplacements inter-sites, formations externes
Risque trajet Déplacements entre le domicile et le lieu de travail, ou entre le lieu de travail et le lieu de restauration Trajet domicile-travail quotidien, pause déjeuner à l’extérieur, détours habituels (crèche, école)
Risque véhicule Risques liés à l’état, l’entretien et l’équipement du véhicule utilisé Pneus usés, freins défaillants, éclairage défectueux, absence de trousse de secours, véhicule non adapté aux conditions climatiques
Risque conducteur Comportements à risque du conducteur, facteurs physiologiques et psychologiques Téléphone au volant (x3 le risque d’accident), fatigue, somnolence, vitesse excessive, conduite sous l’emprise de substances, stress lié à la pression des délais
Risque nouvelles mobilités Risques spécifiques liés aux modes de déplacement doux et aux nouvelles formes de mobilité professionnelle Vélo de service ou personnel, trottinette électrique, gyropode, covoiturage, déplacements en zones piétonnes partagées

Il est essentiel de ne pas négliger les nouvelles mobilités. Avec le développement du forfait mobilités durables et l’essor des déplacements à vélo ou en trottinette électrique, de nouveaux risques émergent : absence de pistes cyclables sécurisées, cohabitation avec le trafic automobile, manque d’équipements de protection, méconnaissance des règles de circulation spécifiques à ces modes de transport.

Modèle d’évaluation du risque routier pour le DUERP

Le tableau ci-dessous vous propose un modèle d’évaluation prêt à l’emploi que vous pouvez adapter à votre entreprise. Il reprend la méthodologie classique d’évaluation des risques : identification, cotation de la gravité et de la fréquence, analyse des mesures existantes et définition des actions complémentaires.

Risque identifié Gravité (1-4) Fréquence (1-4) Mesures existantes Mesures complémentaires Responsable Échéance
Accident en mission (collision, sortie de route) 4 3 Véhicules récents, GPS intégré Formation e-learning risque routier, charte de déplacement RH / Direction T1 2026
Utilisation du téléphone au volant 4 4 Kits mains-libres fournis Sensibilisation obligatoire, politique d’interdiction d’appels en conduite Direction / Managers Immédiat
Fatigue et somnolence au volant 4 3 Planification des déplacements Formation gestion de la fatigue, pause obligatoire toutes les 2h, hébergement si trajet long RH / Managers T2 2026
Véhicule mal entretenu 3 2 Contrat d’entretien flotte Carnet de suivi véhicule, check-list avant départ, formation éco-conduite Services généraux T1 2026
Accident trajet domicile-travail 4 3 Horaires flexibles, télétravail partiel Sensibilisation aux risques trajet, encouragement covoiturage et transports en commun RH T2 2026
Accident vélo / trottinette 3 2 Casques fournis, local vélo sécurisé Formation mobilité douce, équipements de visibilité, itinéraires sécurisés recommandés QSE / RH T2 2026
Vitesse excessive ou inadaptée 4 3 Véhicules bridés à 130 km/h Formation éco-conduite, charte engagement conducteur, suivi télématique Direction / Fleet manager T1 2026

Échelle de gravité : 1 = Bénin (premiers soins) | 2 = Moyen (arrêt de travail) | 3 = Grave (incapacité permanente) | 4 = Très grave (décès possible)

Échelle de fréquence : 1 = Rare (moins d’une fois/an) | 2 = Occasionnel (quelques fois/an) | 3 = Fréquent (mensuel) | 4 = Très fréquent (quotidien ou hebdomadaire)

La criticité d’un risque s’obtient en multipliant la gravité par la fréquence. Un score supérieur à 8 indique un risque prioritaire nécessitant des mesures d’action immédiates. Ce modèle est un point de départ : adaptez les cotations à la réalité de votre entreprise, en impliquant les salariés concernés et les représentants du personnel.

Les mesures de prévention à mettre en place

L’évaluation des risques n’a de sens que si elle débouche sur des actions concrètes de prévention. Voici les principaux leviers à actionner pour réduire le risque routier dans votre entreprise.

1. La formation et la sensibilisation des conducteurs

La formation est le levier le plus efficace pour agir sur le facteur humain, responsable de 90 % des accidents de la route. Elle doit couvrir :

  • Les dangers du téléphone au volant : l’usage du téléphone en conduisant multiplie par 3 le risque d’accident. Même en mode mains-libres, l’attention du conducteur est significativement réduite. La formation doit faire prendre conscience de ce danger et proposer des alternatives (arrêt du véhicule, messagerie vocale, plages horaires sans appels).
  • La gestion de la fatigue : la somnolence est impliquée dans près d’un accident mortel sur trois sur autoroute. Les salariés doivent connaître les signes de fatigue et les bonnes pratiques (pause de 15 minutes toutes les 2 heures, micro-sieste de 20 minutes, planification des trajets longs en début de journée).
  • L’adaptation de la vitesse : au-delà du respect des limitations, il s’agit d’adapter sa vitesse aux conditions de circulation, météorologiques et à l’état de la chaussée.
  • Les risques liés aux conditions météorologiques : pluie, brouillard, verglas, vent latéral — chaque situation nécessite des réflexes spécifiques.
  • L’éco-conduite : au-delà de ses bénéfices environnementaux, l’éco-conduite est une conduite plus sûre. Elle réduit la consommation de carburant, l’usure du véhicule et le risque d’accident.

Le e-learning est aujourd’hui le format le plus adapté pour déployer ces formations à grande échelle. Il permet à chaque salarié de se former à son rythme, sans perturber l’organisation du travail, avec un suivi individualisé des modules complétés et des résultats obtenus.

2. La charte de mobilité et de déplacement

La mise en place d’une charte de mobilité formalise les engagements de l’entreprise et des salariés en matière de sécurité routière. Cette charte peut inclure :

  • L’interdiction d’utiliser le téléphone au volant, même avec kit mains-libres
  • L’obligation de respecter les temps de pause lors des trajets longs
  • Les règles d’utilisation des véhicules de service (check-list avant départ, signalement des anomalies)
  • L’engagement à ne pas conduire sous l’emprise de l’alcool, de drogues ou de médicaments altérant la vigilance
  • Les modalités de remontée d’informations en cas de presqu’accident ou de situation dangereuse

3. L’entretien et la gestion de la flotte

Un véhicule mal entretenu consomme jusqu’à 25 % de carburant en plus et présente des risques accrus de panne ou de défaillance technique pouvant provoquer un accident. La prévention passe par :

  • Un carnet d’entretien pour chaque véhicule, avec suivi rigoureux des révisions et contrôles techniques
  • Une check-list de vérification avant départ : niveaux, pression des pneus, éclairage, essuie-glaces, rétroviseurs
  • Le renouvellement régulier de la flotte pour bénéficier des dernières avancées en matière de sécurité active et passive (freinage d’urgence automatique, alerte de franchissement de ligne, régulateur adaptatif)
  • L’équipement de sécurité obligatoire : triangle, gilet, trousse de secours, extincteur

4. L’organisation des déplacements

La prévention du risque routier passe aussi par une réflexion sur l’organisation des déplacements :

  • Réduire les déplacements inutiles grâce à la visioconférence et au télétravail
  • Optimiser les itinéraires pour éviter les zones accidentogènes et les heures de pointe
  • Prévoir des marges de temps suffisantes pour éviter la pression temporelle qui pousse à la prise de risques
  • Favoriser le covoiturage et les transports en commun lorsque c’est possible
  • Proposer un hébergement plutôt qu’un retour tardif après une journée de travail complète

5. La prévention des risques liés aux nouvelles mobilités

Avec la montée en puissance du vélo et de la trottinette électrique dans les déplacements professionnels, il est indispensable d’intégrer ces modes de transport dans la démarche de prévention :

  • Fournir des équipements de protection adaptés : casque homologué, gilet haute visibilité, éclairage avant et arrière
  • Former les salariés à la circulation en milieu urbain et au partage de la voirie avec les véhicules motorisés
  • Proposer des itinéraires sécurisés privilégiant les pistes cyclables et les voies à faible trafic
  • Mettre à disposition un local sécurisé pour le stationnement des vélos et trottinettes
  • S’assurer que les vélos et trottinettes de service sont régulièrement vérifiés et entretenus (freins, pneus, éclairage, batterie)

Intégrer la formation dans le DUERP : comment Easy Driver répond aux obligations

La formation des conducteurs est reconnue comme l’une des mesures de prévention les plus efficaces pour réduire le risque routier en entreprise. Mais elle doit être accessible, flexible et traçable pour s’intégrer naturellement dans la démarche DUERP.

C’est exactement ce que propose Easy Driver, la plateforme de formation e-learning dédiée au risque routier professionnel. Conçue pour répondre aux exigences du DUERP, elle offre :

  • 26 modules de formation couvrant l’ensemble des risques routiers : téléphone au volant, fatigue, vitesse, éco-conduite, conduite en conditions dégradées, nouvelles mobilités, alcool et stupéfiants, gestion du stress, premiers secours routiers…
  • Des modules courts de 5 à 10 minutes, accessibles sur ordinateur, tablette et smartphone, pour s’adapter aux contraintes de chaque salarié
  • Un déploiement en 48 heures, sans installation technique complexe, pour une mise en conformité rapide
  • Un tableau de bord de suivi permettant de documenter la formation de chaque salarié, un élément essentiel pour alimenter le DUERP et prouver la mise en œuvre effective des mesures de prévention
  • Des attestations de formation individuelles, archivables dans le DUERP comme preuve des actions menées
  • Un contenu régulièrement mis à jour pour intégrer les évolutions réglementaires et les nouvelles bonnes pratiques

En intégrant Easy Driver dans votre plan de prévention, vous pouvez inscrire dans votre DUERP une mesure concrète, documentée et vérifiable de formation au risque routier. Le suivi individualisé des formations permet de démontrer, en cas de contrôle ou d’accident, que l’entreprise a pris des mesures effectives pour protéger ses salariés.

Les erreurs fréquentes à éviter

L’intégration du risque routier dans le DUERP est un exercice qui comporte plusieurs pièges courants. Voici les erreurs les plus fréquemment observées et comment les éviter.

1. Oublier complètement le risque routier

C’est l’erreur la plus grave et malheureusement la plus fréquente. De nombreux DUERP ne mentionnent tout simplement pas le risque routier, alors qu’il est le premier facteur de mortalité au travail. Cette omission peut constituer un manquement grave à l’obligation de sécurité de l’employeur, particulièrement lourd de conséquences en cas d’accident.

Comment l’éviter : systématiquement inclure une section « risque routier » dans le DUERP, même si l’entreprise ne dispose pas d’une flotte de véhicules. Les trajets domicile-travail et les déplacements ponctuels en mission suffisent à justifier cette évaluation.

2. Confondre risque mission et risque trajet

Le risque mission (déplacements effectués dans le cadre de l’activité professionnelle) et le risque trajet (déplacements domicile-travail) sont deux risques distincts, avec des caractéristiques, des obligations et des mesures de prévention différentes. Les confondre conduit à une évaluation incomplète et à des actions de prévention inadaptées.

Comment l’éviter : traiter ces deux risques dans des sections distinctes du DUERP, avec des cotations et des mesures de prévention spécifiques à chacun. Le risque mission relève directement de la responsabilité de l’employeur (choix du véhicule, organisation du déplacement, planification des pauses), tandis que le risque trajet fait l’objet de mesures davantage axées sur la sensibilisation et l’aménagement des conditions de travail (horaires flexibles, télétravail, stationnement sécurisé).

3. Négliger les nouvelles mobilités (vélo, trottinette)

Avec l’essor du forfait mobilités durables et la multiplication des pistes cyclables, de plus en plus de salariés se déplacent à vélo ou en trottinette électrique. Ces modes de transport présentent des risques spécifiques (vulnérabilité accrue en cas de collision, absence de carrosserie protectrice, risques liés à l’infrastructure) qui doivent être identifiés et évalués dans le DUERP.

Comment l’éviter : inclure systématiquement une évaluation des risques liés aux nouvelles mobilités, en identifiant les salariés concernés, les trajets empruntés et les mesures de protection nécessaires (équipements, formation, itinéraires recommandés).

4. Se contenter d’un copier-coller générique

Utiliser un modèle de DUERP standard sans l’adapter à la réalité de son entreprise est une erreur fréquente. Chaque entreprise a ses propres spécificités : nature des déplacements, types de véhicules, profils des conducteurs, zones géographiques couvertes. Un DUERP pertinent doit refléter ces particularités.

Comment l’éviter : impliquer les salariés et les représentants du personnel dans l’évaluation des risques. Ils sont les mieux placés pour identifier les situations dangereuses réellement rencontrées sur le terrain.

5. Ne pas mettre à jour le DUERP après un accident

Un accident de la route impliquant un salarié est un signal d’alerte majeur. Il doit déclencher une mise à jour immédiate du DUERP, avec une réévaluation des risques concernés et la mise en place de mesures correctives. Trop d’entreprises se contentent de traiter l’accident de manière isolée, sans en tirer les enseignements pour la prévention.

Comment l’éviter : mettre en place une procédure systématique d’analyse des accidents et des presqu’accidents routiers, avec mise à jour du DUERP et retour d’expérience partagé avec l’ensemble des salariés.

6. Ne prévoir aucune mesure de formation

Identifier les risques sans mettre en place de formation adaptée revient à constater le danger sans agir. Le DUERP doit inclure des mesures de prévention concrètes, dont la formation des conducteurs est un pilier incontournable. Le facteur humain étant à l’origine de 90 % des accidents, la sensibilisation et la formation sont les leviers les plus efficaces.

Comment l’éviter : intégrer un programme de formation au risque routier dans le plan de prévention associé au DUERP, avec un calendrier de déploiement et un suivi des participations.

Conclusion : agir maintenant pour protéger vos collaborateurs

Intégrer le risque routier dans votre DUERP n’est pas seulement une obligation légale : c’est un acte de responsabilité envers vos collaborateurs. Face au premier risque mortel au travail, chaque entreprise se doit d’agir avec méthode et détermination.

Ce guide vous a fourni les clés pour :

  • Comprendre le cadre légal du DUERP et la place du risque routier
  • Identifier les différentes catégories de risques routiers à évaluer
  • Évaluer ces risques grâce à un modèle structuré et adaptable
  • Agir avec des mesures de prévention concrètes et efficaces
  • Éviter les erreurs les plus courantes

La mise en conformité de votre DUERP et la protection de vos salariés sur la route commencent par une décision simple : passer à l’action dès aujourd’hui.

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